5e Président du Sénégal · En fonction depuis le 2 avril 2024
Le plus jeune président de l'histoire sénégalaise
Bassirou Diomaye Diakhar Faye
Président de la République du Sénégal
Un parcours d'exception, de l'enfance rurale à la magistrature suprême
Bassirou Diomaye Diakhar Faye naît le 25 mars 1980 à Ndiaganiao, dans le département de M'bour, région de Thiès (Sénégal). Il grandit dans ce village rural de la Petite-Côte, berceau de sa famille.
Il poursuit ses études à l'École catholique Marie Médiatrice de Ndiaganiao, puis intègre l'Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar où il étudie le droit. Il entre ensuite à l'École Nationale d'Administration (ENA) du Sénégal, se spécialisant en finances publiques et fiscalité.
Diplômé de l'ENA, il est nommé Inspecteur des finances publiques. Parallèlement, il s'engage dans le militantisme syndicaliste et devient Secrétaire général du syndicat des Impôts et des Domaines. Il enseigne la fiscalité, notamment à l'Université de Dakar.
Il s'engage dès la création du Parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l'Éthique et la Fraternité (PASTEF). Aux côtés d'Ousmane Sonko, il en devient l'architecte idéologique, bâtissant la doctrine et les structures du parti.
Il est élu Secrétaire général du PASTEF, devenant ainsi le numéro deux officiel du parti. Cette période est marquée par une intensification de la répression politique : il est arrêté en avril 2023 et incarcéré à la Prison de Rebeuss pendant 11 mois.
Désigné candidat du PASTEF en remplacement d'Ousmane Sonko (inéligible), il est libéré le 15 mars 2024, neuf jours avant le scrutin. Le 24 mars 2024, il remporte l'élection présidentielle dès le premier tour avec 54,28% des voix.
Il prête serment et est investi 5e Président de la République du Sénégal le 2 avril 2024. À 44 ans, il devient le plus jeune président de l'histoire du pays, et le premier opposant élu dès le premier tour de son histoire.
Un an après son investiture, il lance officiellement le « Sénégal 2050 — Agenda National de Transformation », présente les résultats de l'audit des finances publiques, engage le retrait des bases militaires françaises et annonce le New Deal Technologique.
En cours : révision du Code électoral, création d'une Cour constitutionnelle, nouvelles réformes judiciaires, et renforcement du Pacte national de stabilité sociale. Gestion de la dette publique avec un objectif de déficit réduit à 3 % du PIB.
Premier opposant à remporter la présidentielle dès le premier tour
Le 24 mars 2024, dans un contexte de forte mobilisation populaire, Bassirou Diomaye Faye réalise l'un des résultats les plus remarquables de l'histoire politique sénégalaise : élu au premier tour de l'élection présidentielle.
Libéré de prison seulement 9 jours avant le scrutin, après 11 mois d'incarcération à la Prison de Rebeuss, il entre immédiatement en campagne et fédère une coalition panafricaine et souverainiste déterminée.
Il devient ainsi :
Un plan ambitieux pour faire du Sénégal une économie émergente, souveraine et juste
Plan de développement national stratégique
Annoncé en février 2025
Justice, institutions et anti-corruption
Pétrole, gaz et richesses naturelles
Éducation, santé, emploi des jeunes
Réponse à la crise de la dette héritée
Le Sénégal doit être un pays souverain, juste et prospère. Notre génération a le devoir historique de rompre avec les pratiques de mauvaise gouvernance et de construire un État au service de tous les citoyens.
Affirmer la place du Sénégal dans le monde sur des bases d'égalité et de respect mutuel
Annonce du retrait des troupes françaises stationnées au Sénégal, à concrétiser d'ici juillet 2025. Redéfinition du partenariat sur des bases souveraines et équilibrées.
Rapprochement avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, dans une logique de solidarité africaine et de coopération sécuritaire régionale.
Engagement actif dans les instances continentales. Défense d'une souveraineté africaine collective face aux dépendances extérieures.
Renforcement des partenariats économiques avec la Chine, la Turquie, les pays du Golfe et d'Asie. Diversification des sources d'investissement et de financement.
Présentation de la Vision Sénégal 2050 à l'Assemblée générale de l'ONU en octobre 2024. Plaidoyer pour une réforme du système financier international favorable aux pays du Sud.
Mobilisation de la diaspora mondiale (Europe, États-Unis, Amérique du Sud) comme levier de développement. Facilitation des transferts de fonds et de compétences.
La Cour des Comptes révèle en février 2025 une dette réelle de 111 % du PIB en 2023 (contre 74,4 % déclaré), confirmé par le cabinet Forvis-Mazars. Une rupture totale avec la communication financière de l'ère précédente.
Démarrage de la production sur le champ pétrolier de Sangomar, première exploitation offshore sénégalaise. Le régime renégocie les contrats pour maximiser les revenus nationaux.
Signé en mai 2025, ce pacte réunit gouvernement, syndicats et patronat autour d'engagements réciproques sur les salaires, l'emploi et les conditions de travail.
Projet de création d'une Cour constitutionnelle en 2026 pour remplacer le Conseil constitutionnel. Révision du code électoral pour plus de transparence et d'indépendance.
Programmes de soutien à l'agriculture locale, à l'élevage et à la pêche. Objectif de réduire la dépendance aux importations alimentaires et d'assurer la sécurité alimentaire.
Développement des énergies renouvelables (solaire, éolien) en parallèle des hydrocarbures. Ambition de l'accès universel à l'énergie pour tous les ménages sénégalais d'ici 2030.
Événements marquants de la présidence Faye
Le projet de création d'une Cour constitutionnelle avance. Les discussions avec le Parlement portent également sur la révision du Code électoral pour les prochaines échéances locales et nationales.
Le président Faye présente un plan ambitieux pour faire du Sénégal un hub numérique africain : intelligence artificielle, formation, attractivité internationale des talents et entreprises tech.
Publication de l'audit des finances 2019–2024 : la dette réelle atteint 111 % du PIB. Ce rapport provoque une crise de confiance avec les partenaires financiers mais confirme la transparence voulue par le nouveau régime.
Bassirou Diomaye Faye présente la « Vision Sénégal 2050 » devant l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, positionnant le pays comme modèle de développement souverain en Afrique de l'Ouest.
Un accord historique entre le gouvernement, les syndicats de travailleurs et le patronat, visant à garantir la paix sociale et à encadrer les négociations salariales dans un contexte économique difficile.
Dans la continuité de sa politique de souveraineté, le président Faye confirme le retrait progressif des forces militaires françaises stationnées sur le sol sénégalais, dans un délai fixé à juillet 2025.
Famille, valeurs, passions et personnalité
dit « BDF »
Bassirou Diomaye Faye est un homme profondément enraciné dans son terroir de Ndiaganiao, qu'il visite régulièrement, notamment en période d'hivernage où il participe aux travaux agricoles et produit des papayes dans les champs familiaux.
Il est marié à deux épouses : sa première épouse, Marie Khone Faye, est originaire de Ndiaganiao et de confession chrétienne — une union interreligieuse remarquée ; leur couple a quatre enfants dont un fils prénommé Ousmane Sonko, en hommage à son ami et leader du PASTEF. Sa seconde épouse, Absa Faye, qu'il a épousée à Keur Massar, est de confession musulmane ; leur fille porte le prénom de la mère d'Ousmane Sonko.
Il est le premier président polygame de l'histoire démocratique du Sénégal, fait qui a été largement commenté lors de son élection.
En dehors de la politique et des finances, il se passionne pour la poésie — ses écrits explorent l'identité africaine, la tradition et la modernité. Amateur d'agriculture et d'élevage, il incarne une vision du leadership ancrée dans les réalités du monde rural sénégalais.
Militant syndicaliste de longue date, il a été Secrétaire général du syndicat des Impôts et des Domaines avant de se consacrer entièrement à la politique. Il enseignait également la fiscalité à l'Université de Dakar.
Sa devise politique s'articule autour de trois mots : Souveraineté, Justice et Prospérité — un triptyque qu'il traduit en actes depuis son investiture à la présidence de la République.
L'Afrique est la solution à ses propres problèmes. Nous devons croire en nous-mêmes, en nos ressources, en notre jeunesse et en notre capacité à bâtir des nations prospères, justes et libres.